RACES À BANNIR

par: Johanne Berard


Récemment je lisais une affiche de Cesar Milan qui disait que au travers des décennies l’homme a toujours trouvé un coupable des morsures et blessures en une race particulière comme dans les années 80 c’était la faute d’une telle race, puis dans les années 90 une autre pour finir par le Pittbull aujourd’hui. Il se demandait pour quand l’homme s’accuserait lui-même d’être responsable. J’ai trouvé ça bien intéressant mais je ne suis pas d’accord sur le fond du message.
Je sais que Cesar est très amoureux des Pittbull et je ne juge pas son amour pour cette race mais il faut comprendre que cette race n’est PAS pour tout le monde pas plus que toutes ces races qu’on a accusé des pires défauts comme le doberman, le Malamut, le Rottweiler, etc.

À la base, comme César veut nous sensibiliser, il ne faut jamais oublié qu’une race a été créée pour des raisons particulières et que c’est toujours sa popularité montante qui a été la cause de sa déchéance. En effet, plus une race est populaire plus flagrants seront ses défauts car on a accès a beaucoup plus de sujets qu’une race moins populaire. C’est la propagation d’une race qui détermine sa survie ou sa fin et ça commence chez le créateur et l’éleveur.

Le problème est que la popularité d’une race attire n’importe qui attiré par le « fashion » et/ou les « $$$$ ». On veut se procurer à tout prix cette race que notre idole ou le film dans lequel on l’a popularisé nous a fait découvrir. Et c’est ainsi que ses créateurs ne sauront pas retenir la fougue et l’engouement pour leur race car tous les subterfuges sont utilisés par les personnes sans scrupules pour en obtenir, les reproduire et vendre les chiots sans jamais se soucier des traits de caractère ou physique des reproducteurs. Un éleveur qui aime sa race ne va pas vendre avec des droits de reproduction des sujets qui ne sont pas le plus près possible de la perfection en plus d’avoir développer sa lignée avec des résultats plus que satisfaisant. Malheureusement, même chez les éleveurs, les raisons profondes de la pureté d’une race se sont perdues dans le désir d’être le seul, avec, parfois, une petite poignée d’amis, à posséder les droits sur une race, une lignée, etc.

Il n’y a rien de parfait mais un bon éleveur, à mes yeux, n’interdira jamais à quelqu’un de sérieux, intéressé à reproduire sa lignée pour perpétrer une bonne réputation, de lui céder des reproducteurs avec droits tout en le guidant, le suivant et l’aidant dans son projet. Je me méfie énormément des éleveurs qui refusent catégoriquement de laisser aller des chiens avec droits car pour moi ils n’ont pas compris les raisons profondes de leur propre désirs. Ce sont ces éleveurs qu’on peut entendre crier haut et fort qu’ils font de l’élevage pour la passion seulement. Les éleveurs ne sont pas différents des politiciens. Il y a une « politique » dans le monde canin aussi. Émoticône wink Je peux vous assurer qu’un bon éleveur, honnête et transparent peut très bien gagner sa vie avec son élevage. J’en suis la preuve vivante.

Pour avoir personnellement rencontré de ces gens dans mon domaine plusieurs centaines de fois, j’ai vite déchanté sur les valeurs profondes de notre métier pour me concentrer sur mon travail. C’est pour cette raison que TOUS mes chiens sauf 1 proviennent de l’extérieur du pays car l’ouverture des éleveurs d’ailleurs est beaucoup plus grande qu’ici. Leur philosophie est la même que moi soit; perpétrer notre nom d’élevage avec responsabilité, ce que la majorité des éleveurs d’ici n’ont pas encore compris. Demandez à Pamela Ash-Ellis ou Isabelle Lavoie pour ne nommer que celles-là si elles sont heureuses que je sois leur mentor.

La propagation négative vient de ces éleveurs qui ne veulent pas partager leur savoir. Les gens se procurent quand même de leurs chiens et, malheureusement, ce ne sont pas toujours de bons sujets qui donneront de bons traits comme je l’expliquais plus haut. Ils les reproduiront en cachette, sans enregistrements puisqu’ils n’ont pas pu obtenir les droits et d’autres personnes peut scrupuleuses viendront grandir le nombre de chiots annuel pour cette race. C’est ainsi que la roue des mauvais sujets commence pour se terminer dans la perte de contrôle totale comme avec le Pittbull, une race pestiférée que seulement une poignée de gens auront les aptitudes nécessaires pour en posséder un.

Seules les races qui ne connaîtront jamais la popularité seront sauvées de la cruauté humaine. Soyons RESPONSABLES !


 

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