LA LUXATION DES ROTULES

par: Johanne Berard


Chez les petites races, la luxation des rotules est assez fréquente pour que, ce matin, j’en écrive un article. Parti d’un seul et même nombre de chromosomes, l’homme a changé l’aspect du chien en centaines de facettes différentes par plusieurs mutations génétiques. Ceci a laissé des traces importantes pour toutes les races. La perfection n’existant pas, dame nature a su bien répondre aux nombreuses exigences des « créateurs » canin. Mon intention n’est pas d’expliquer la luxation en elle-même car je ne suis pas orthopédiste mais plutôt de vous faire comprendre que TOUTES les races de chiens demandent des soins particuliers relié au risque du développement de pleins de troubles, maladies, etc. comme dans ce cas précis, la luxation des rotules.

Le premier changement important chez les différentes races a été leur ossature. On a voulu des jambes, arquées (bouledogue, shih-tzu), pas de jambes du tout (teckel, basset), hyper grand (Danois, lévrier), des visages plats (griffon, pug) ou encore de très petits tailles (chihuahua, caniche). Tout ceci a eu un impact important sur le chien moderne car relié à son environnement, des troubles de plus en plus graves sont apparus. On a adapté l’aspect physique du chien à nos goûts mais on a pas adapté notre vie à ses capacités, limitations, etc. On se procure un pug et on le laisse manger à volonté, l’amène à la plage et faire de longue marche au soleil. Le pauvre chien n’a aucune aptitude pour les longues marches au soleil, s’essoufflant trop rapidement. Il a un corps robuste, certes, mais, aucune dextérité dans sa mobilité. Tout comme on garde un labrador dans une cage toute la journée pendant que nous sommes parti travailler. Il va, rapidement, perdre de la masse musculaire. Il est fait pour se défoncer.

Mes caniches ainsi que mes Maltais n’échappe pas à ces mauvaises gestions de leur race respective par, dans la majorité des cas, une alimentation trop abondante (obésité) ou inadéquate combiné à des gestes anodins comme sauter (caniche), courir, de longues marches (maltais), etc. qui en résulte, à plus de 50%, a une luxation des rotules déjà fragilisées.

Si la médecine vétérinaire moderne ne s’entend pas sur les causes directes de la luxation des rotules, elle s’entend sur les facteurs environnementaux. Le petit caniche qui passe son temps à sauter du sofa au plancher ou sur les jambes de tout le monde, qui a une alimentation inadéquate ne passera pas le l’âge de 1 an sans voir ressortir des troubles plus ou moins graves de rotules.

Depuis quelques années, je garanti à vie les luxations de rotules, des chiots de LA CHIC PATTE, de type « congénital » c’est-à-dire avec lequel le chiot est venu au monde. Chacun de mes chiots, à leur premier vaccin, chez le vétérinaire, reçoit un examen à cet effet. Si il y a une faiblesse au niveau des rotules, je préviens son propriétaire immédiatement et ensembles on suivra l’évolution de son chiot. Seulement 1% de ceux-ci auront besoin, tôt ou tard, d’une chirurgie réparatrice, que LA CHIC PATTE payera chez son orthopédiste attitré.

À ce jour, on peut compter sur les doigts d’une seule main les éleveurs qui offrent cette garantie et je suis modeste, aux dire de mon orthopédiste qui m’a dit, clairement, n’avoir jamais vu une telle garantie en plus de 20 ans de profession. Je le fais parce que je suis RESPONSABLE de la santé de mes chiens. Je connais mes races, leur génétique, besoins, etc. et je suis toujours là pour eux et leur propriétaire. Cette condition bien suivi tout au long de son existence n’affectera en rien sa qualité de vie et si c’était le cas, la chirurgie viendrait guérir le tout. C’est pour cette raison que je n’ai aucun problème à laisser partir mes chiots, aussi peu soient-ils, avec cette faiblesse car ÇA SE GUÉRIT.

En contre partie et malheureusement, je n’ai aucun pouvoir sur les problèmes de rotules environnementaux. L’assiette, l’exercice, les habitudes que mes clients donneront à leur chien tout au long de sa vie ne m’appartiennent pas. Il y a tant de facteurs possibles et, comme éleveur, on doit se justifier devant tous et chacun. Le vétérinaire qui a changé l’alimentation du chiot pour une marque qu’il offre à sa clinique, le commis d’animalerie qui a conseillé ces petites gâteries, la cousine qui a « prit en charge » d’éduquer le propriétaire avec son expérience dans le domaine même si, dans mon cas, elle n’a jamais possédé de caniche ou de maltais. Et j’entends les éleveurs qui me liront ce matin, approuver en hochant de la tête se rappelant, eux-même quelques malheureuses histoires vécues par le passé. Par contre, dès qu’un problème survient, nous, les éleveurs, sommes les premiers pointés du doigt subissant le stress, la colère, la peine, etc des propriétaires de qui, bien souvent, on a pas eu de nouvelles depuis fort longtemps. Et chaque histoire malheureuse fini par allonger le contrat de l’éleveur qui ne sait plus à quel saint se vouer.

La cause environnementale la plus fréquente que je vois est le surplus de poids. C’est un vrai fléau. Un chien qui devrait faire 4-5 lbs se ramasse à 1 an à 8-9 lbs. Le vétérinaire le trouve normal alors on continue le même régime. Dans une seule année, j’ai dû aider 6 de mes clients à ramener leur chien à un poids normal sans jamais avoir été mise au courant de la situation. Tous, sans exception, ont pensé que le chien était plus gros que prévu. J’ai reçu la visite de l’une d’elle et quand je lui ai montré un de mes chiens qui était de la même parenté que le sien mais à son poids santé, elle a compris. Avec mon aide, en 3 mois, on a ramené son chien à un poids normal et, je vous garantis, qu’aujourd’hui, elle ne fait pas un pas sans me consulter.

L’autre point important est que lorsque notre chien a un problème de santé on l’amène chez le vétérinaire. Il faut comprendre que le médecin vétérinaire a une approche MÉDICALE. Il vous offrira des alternatives MÉDICALES. Or dans plus de 95% des cas et avec l’aide de son éleveur professionnel, on peut ramener son chien à une vie saine et tout à fait normale sans aucun médicament ou chirurgie.
J’opterai pour la chirurgie dans des cas où je sais que le chien ne fait pas d’embonpoint, a une vie et une alimentation saine mais que sa qualité de vie est amoindrie par sa condition.

Je prend une énorme part de responsabilité face à mes chiots que peu d’éleveurs oseraient adhérer mais je ne suis pas derrière mes clients à tout moment à leur dire quoi faire. Quand ils ont besoin de moi, j’ai l’expertise et l’expérience pour les aider et soyez certains que j’ai la capacité de savoir si je dois ou non prendre la responsabilité d’un problème de santé. Heureusement la très grande majorité de mes clients sait que je suis là et n’hésite pas à me consulter pour les aider dans le quotidien.

Faites confiance à votre éleveur. Il sait comment vous aider et si il ne sait pas, il a, au moins, la capacité de vous guider en vous dirigeant vers les bonnes ressources. N’ayez pas peur de le « déranger ». Il a choisi ce métier qui inclus le soutien aux propriétaires de ses chiots. Si ça ne l’intéresse pas de vous aider c’est qu’il n’a pas à cœur ses chiens, tout simplement. Celui-là je ne le considère pas comme un éleveur mais un particulier qui vends des chiots. Ce qui fait qu’un éleveur choisi une race en particulier c’est qu’il l’aime au départ. Son devoir premier est de connaître cette race et son but dans connaître tous les détails et développer une lignée à l’image de ses connaissances et découvertes.


 

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