IL PLEURE ET ABOIE PENDANT MON ABSENCE

par : Johanne Berard

Depuis quelques jours J’ai eu à intervenir pour un problème d’aboiement pendant l’absence des propriétaire et même pendant la nuit. Il y a plusieurs raisons possibles et c’est « normal » d’avoir un tel comportement. Prenons, donc, le temps de faire le tour de la question.

LE CHIOT

Chez celui-ci les pleurs et aboiements sont des « appels à l’aide ». Ce comportement de l’humain qui quitte pour travailler ou aller dormir est incompréhensible puisque quand les alpha quittent pour la chasse ils laissent au terrier les faibles, jeunes et une gardienne (oui, la plupart du temps une femelle) et que tous les membres de la meute dorment les uns sur les autres par petits groupes. Les membres d’une meute ne se quittent jamais.

Quand on va se coucher ou que l’on quitte la maison, le chiot se retrouve tout seul alors il appelle à l’aide. Il faut, donc, utiliser la technique qui consiste à lui faire comprendre que même si il ne vous voit pas, vous êtes toujours là en faisant semblant de quitter et réagissant tout de suite au moment des pleurs ou aboiements. La correction est ce qui doit être utilisé même si c’est contradictoire car il pourrait croire, plutôt, que les pleurs et aboiements ont réussis à attirer votre attention.

L’idéal sera, toujours, d’avoir un deuxième animal de compagnie même si ce n’est pas possible pour tous.

L’ADULTE

Chez celui-ci c’est en guise de protection du territoire que ce comportement est utilisé. Votre chien averti les potentiels intrus que c’est à leur risque et péril de s’approcher de votre porte. Mais, voilà, la distance est aussi grande que l’oreille entend.

La technique est la même que pour le chiot. Elle lui indiquera qu’il n’a pas à surveiller, vous êtes sur place.

Afin de bien encrer l’idée que vous êtes présent en tout temps, il faut pratiquer la technique chaque jour, environ 5 minutes, pour une à 3 semaines, juste le temps que cette nouvelle information se rende dans sa mémoire à long terme.

Bonne chance!

ADOPTEZ !

par : Johanne Bérard


C’est le titre d’une publication que je viens de voir passer sur Facebook avec la photo accompagnant mon billet. Non, seulement, cette photo est représentative du pourcentage de responsabilité de leur ancien propriétaire et de ceux qui lui ont fait voir le jour mais il faut commencer à lire la publication pour comprendre l’ampleur du désastre; « à. Noël, n’achetez pas. ADOPTEZ! Oui, oui c’est bien ce qui est écrit. Surtout n’allez pas payer 1,000$ ou plus pour abandonner… De toute façon! Non… Les refuges en ont plein qui ne sont pas chers.

Les SPA passent le plus clair de leur temps à « cogner » sur les « méchants » éleveurs à coup de publicités gratuites commanditées par des gens avec un grand cœur pendant que c’est derrière le masque de la pitié qu’ils vont euthanasier des centaines de milliers (300,000 aux dernières nouvelles) de chiens, chats et autres par année. C’est outrageant! Oh! Mais ce n’est pas de leur faute. Ils ont tout fait pour sauver toutou de l’euthanasie. Je n’y crois pas. Je suis dégoûté que dans une civilisation moderne nous n’ayons jamais mis en place des moyens pour éduquer et responsabiliser les éleveurs où toute personne qui a une chienne enceinte. Pourtant un registre de naissance, la micropuce, des frais de pension et soins obligatoires pour chaque chien abandonné, des amendes salées pour les éleveurs qui n’auraient pas un programme de retour, etc. J’en ai plein d’autres comme ça et je ne suis pas la seule. Demandez à tous ceux qui gravitent dans le monde canin, vous serez surpris.

Bien sûr des intérêts pécuniaires y sont pour quelque chose… Sans but lucratif ? Notre mémoire est courte sur les activités de l’ancien directeur de la SPA de Montréal, qui s’est mis dans les poches plusieurs millions de dollars provenant des généreux donateurs. En 2016 le revenu de cet SPA s’élevait à un peu plus de 8,000, 000 $. La réalité est que plein de spécialités dépendent de ces refuges. Le vétérinaire, le toiletteur,, les différentes administrations reliées ne sont PAS à but non lucratif. Il n’y a, donc, aucun intérêt à éduquer et s’attaquer au problème à la base. Beaucoup trop de gens perdraient. Il n’y a pas de « bénévoles » dans les administrations des SPA… Non les bénévoles RAMASSENT LA MERDE!

Moi je suis pour « l’union fait la force ». Que tous les éleveurs et les refuges se mettent ensemble pour protéger les chiens de l’euthanasie. Ça commence par un éleveur RESPONSABLE. Nul besoin d’utiliser la pitié pour aider nos animaux. C’est une question de bon sens!

Alors moi je dis : adoptez-le d’où vous voulez mais êtes Responsable et assurez-vous qu’il aura toujours une maison si vous n’en avez pas la capacité.


 

CHIEN VIRTUEL

par : Johanne Berard


J’ai été très heureuse de découvrir dans mon magazine de science préféré cet article ce matin sur la création d’un chien virtuel.

Le Virtual Engineering Center (VEC) de l’Université de Liverpool, en collaboration avec des chercheurs sur le comportement animal de Dogs Trust et de l’Université de Liverpool, a récemment mis au point un chien virtuel pour aider à prévenir les morsures de chiens. L’équipe a créé une expérience « VR » (Virtual reality) qui permet aux gens d’interagir avec un chien représentant les signes d’une agression. Ils ont recréé tout le langage corporel du chien qui mène à l’agression.

Sachant que plusieurs milliers de morsures sont répertoriées, chaque année, et que plusieurs milliers d’autres ne seront jamais déclarées il est primordial d’éduquer les gens sur le comportement canin. Je suis étonné de l’idée mais tellement heureuse. Ce chien virtuel peut montrer les comportements à avoir ou ne pas avoir dans différentes interactions. En reconnaissant les signes d’agression il est certain que le nombre de morsure baissera considérablement.

Ça m’amène à penser que le désir de vouloir comprendre son chien n’est pas à la mode. En fait il est stoppé par l’état émotif de son propriétaire qui, plutôt que de vouloir corriger ses propres comportements, camoufle ceux de son chien. Il n’est pas de mise de consulter un comportementaliste. On pourra mettre des milliers de dollars sur la santé physique de son chien mais, rarement, des centaines de dollars sur sa santé mentale, sur l’apprentissage de son langage.

Même si ce chien virtuel n’est pas, tout à fait au point, qu’il reste encore à raffiner la gestuelle et l’environnement virtuel, c’est un projet que je crois devenir essentiel.

En espérant que ce chien virtuel arrive chez nous un jour!