Nala en promenade

Par: Joey Linteau(comportementaliste en formation)

Cette semaine, nous sommes allés voir Nala et sa famille afin de résoudre certains problèmes de comportement, surtout les aboiements excessifs lors de la marche en laisse.  La famille a fait appel à notre service d’intervention à domicile suite à la référence d’une amie qui a adopté son chien chez Passion Maltipoo, et nous en sommes honorés. Nala a probablement été sevrée trop rapidement, ce qui ne lui a pas permis d’apprendre comment se comporter de façon équilibrée. Sa famille rapporte qu’il est impossible de la balader en voiture ou en laisse sans qu’elle ne jappe pour tout et pour rien. Nous avions déjà eu Nala chez nous en pension afin de l’évaluer et de la socialiser aux chiens de la meute. Nous avions également travaillé la marche en laisse dans un endroit public. Cela avait amélioré la situation, mais le problème persistait: nous devions éduquer les membres de la famille. Nala n’écoutait personne d’autre que l’homme de la maison, qui a une autorité naturelle de chef sur elle. Mais il ne pouvait assurer ce rôle seul. Pour la mère et sa fille, il était impensable de pouvoir sortir en public avec leur chienne puisqu’elle était incontrôlable.  Nous nous sommes donc rendus sur place afin d’aider Nala et sa famille à retrouver une zénitude dans leur quotidien. Nala est très anxieuse, puisqu’elle doit surveiller et contrôler son territoire, aillant rapidement pris la place du chef dans sa meute. Les membres de sa famille devaient alors prendre leur place d’autorité sur elle et sur le territoire. Comme ils l’ont constaté, ce n’est pas toujours facile de prendre cette place lorsqu’on a une personnalité douce et passive. C’est pourquoi nous nous sommes rendus sur place pour les aider à mettre en pratique le principe de chef de meute. C’est un travail de tous les jours, puisque Nala, comme beaucoup de chiens, est une opportuniste. La constance dans la correction est nécessaire à appliquer pour tous les membres de la famille. Ils doivent non seulement faire respecter leur bulle, mais empêcher Nala de japper dans toutes situations. Le plus difficile est lors de la promenade en laisse, puisqu’il y a plusieurs distractions sur le chemin, tels que des cyclistes, des chiens, des humains, des voitures, etc. De plus, le principe de la marche en laisse est que le chien suive le chef, sans le dépasser. Il y avait donc du pain sur la planche pour la mère de famille et sa fille. À plusieurs reprises lors du travail de la marche en laisse, la mère de famille a dû mettre Nala en position de soumission (coucher le chien sur le côté en la maintenant au sol) lorsqu’elle commençait à japper ou grogner.  Elle devait également être plus autoritaire, ce qui était un réel défi pour elle. On a pu observer une nette amélioration à ce niveau, ce qui rendra leur quotidien un peu plus facile.  Mais Nala devra être désensibilisée en public lors de nombreuse séances pour avoir un  résultat plus important. Il est à noter que, pour ne pas rendre la séance négative pour un chien, il faut qu’elle soit de courte durée et qu’elle finisse sur une note positive. La désensibilisation, la socialisation et la place qu’occupe un chien dans sa meute sont des paramètres importants pour l’équilibre comportemental. Mais avec notre aide et le travail constant de sa famille, Nala est sur la bonne voie! Quand on voit à quel point ils aiment leur compagnon à quatre pattes et le travail qu’ils sont prêts à faire pour améliorer la situation, on ne peut qu’avoir de l’espoir pour Nala et sa famille.

Daisy, la reine aux 9 trônes.

Par: Joey (comportementaliste en formation)

Cette semaine, la famille de Daisy a fait appel à nos services d’intervention comportementale à domicile. En effet, la petite Maltipoo, bien qu’attachante et enjouée, présente un problème d’aboiement excessif lorsque la famille accueille des invités, mais aussi lors des balades en voiture. Lors de notre arrivée chez eux, nous avons tout de suite pu constater que Daisy s’était approprié plusieurs endroits dans la maison, et qu’elle s’y refugiait pour japper de plus belle. Ces trônes, elle en était la reine, et avec ce titre vient les grandes responsabilités. Avec tout ce territoire à protéger, Daisy présentait des signes de stress, tels que le mordillement et le léchage excessif de ses pattes. Sa famille la trouvait tendue, mais en leur démontrant comment prendre leur place de chef dans la maison, cela a changé drastiquement le comportement de leur chien. En effet, c’était une question de réorganisation de sa meute. Le principe consiste à faire respecter la bulle de chaque membre de la famille en repoussant le chien lorsqu’il saute sur leurs jambes, et en l’invitant lorsqu’ils veulent le câliner. Dire non à une aussi jolie boule de poils n’est pas toujours évident, mais tellement important pour se faire respecter ou pour empêcher un comportement indésirable. Le tout mis en pratique nous a permis de voir que Daisy était plus détendue et n’avait pas le besoin constant de japper lorsqu’il arrive un invité, puisque ce sont les membres de la famille qui protègent le territoire dorénavant. Le même principe a été appliqué lors d’une balade en voiture durant laquelle on devait corriger Daisy lorsqu’elle semblait vouloir japper, ou la repousser de la fenêtre si elle semblait faire de la surveillance. C’était un énorme problème pour la famille qui n’arrivait pas à contrôler la surexcitation et les aboiements excessifs de leur chien. Mais, en une balade, ils ont pris confiance en eux et en leurs moyens, ce qui a presque immédiatement apaisé Daisy. La famille de Daisy était agréablement surprise de l’amélioration immédiate du comportement de leur chien. Ils ont pris leur place dans la meute, et cela sera autant bénéfique pour eux que pour le bien-être de Daisy, qui n’aura plus besoin d’être une reine, sauf dans le cœur de sa famille.

COMPORTEMENT, ENTRAÎNEMENT.. QUELLE DIFFÉRENCE!

Par : Johanne Berard


Je fais, ce matin, mon « mea culpa » car cà fait très longtemps que je vous transmet mon savoir sur le comportement canin en vous disant combien c’est simple. Mais à chaque fois qu’un sujet vient s’ajouter et qu’il vient rejoindre les 170 autres sur la page de mon blog, je me dis : « Pas si simple, finalement le comportement animal. » Merci de continuer à me lire et suivre mes conseils.

Comme il m’arrive souvent d’être confronté à l’incompréhension des gens que je rencontre je voulais faire le point sur le sujet. Ceci pour Mr et Mme Carrière et leur petite caniche qui m’ont consulté, récemment, à cause de la terrible histoire vécue avec un entraîneur qui a tenté d’enseigner des comportements à l’aide de gâteries qui ont mené tout droit chez le vétérinaire leur petite chienne devenu très malade. Rassurez-vous, elle va bien.

La différence entre comportement et entraînement est très importante car l’un peut compléter l’autre mais ne peut se substituer. Voici leur description :

-Le comportement ou éthologie est l’étude des habitudes de vie, dans son milieu naturel, d’une espèce animal. Il n’y a aucune intervention si ce n’est que dans la manière d’approcher cette espèce. Le comportementaliste a souvent passé des milliers d’heures à examiner l’espèce dans ses habitudes, ses interactions avec les autres, ses mœurs. Il est habileté à expliquer le pourquoi du comment et en changeant son propre comportement arriver à changer le comportement de l’animal. Ceci n’est pas répétitif, c’est immédiat, donc, pas de leçon et de longues séances.

-L’entraînement est l’apprentissage par habitudes volontaire ou non. Pour entraîner il faut impérativement intervenir sur une période afin d,en imprégner le sujet. L’entraîneur va « étudier », certes, le comportement canin mais jamais comme le comportementaliste. Par contre le comportementaliste sera habileté à entraîner tout aussi bien que l’entraîneur. Lorsque vous consultez un entraîneur pour des troubles de comportement celui-ci tentera par différents moyens et méthodes d’amener votre chien à faire ce qu’il veut. C’est comme une leçon à apprendre par cœur.

Le chien domestique a la particularité d’avoir réussi à vivre très près de l’humain qui vie à des années lumière de ses mœurs et son langage corporel. Il a su s’adapter afin d’en soutirer ce qu’il avait besoin… La nourriture, la chaleur et la protection en échange de différents travaux. La création de centaines de races n’a pourtant pas changé l’essence profonde de l’espèce. On s’entend qu’un bouledogue anglais ne survivrait pas longtemps dans la nature mais à côté d’un chihuahua il aura le même comportement. Ils sont identiques dans leur identité primale.

Notre grand malheur est de ne pas pouvoir battre de la queue quand nous sommes content, baisser nos oreilles lorsque nous nous soumettons ou hérisser nos poils lorsque nous sommes apeuré. Tout au plus nous pouvons imiter l’aboiement et notre chien sait reconnaître nos expressions faciales. Le reste est apprentissage.

Bonne compréhension ou entraînement!